• Conseils prévention sécurité

Sport et canicule

Retrouvez les conseils du ministère chargé des Sports pour la pratique sportive au moment des pics de chaleur. Des gestes simples permettent d’éviter les accidents.

Sommaire

Pendant les fortes chaleurs, limitez au maximum votre activité physique et privilégiez les activités douces

  • Restez au frais (chez vous ou dans un lieu rafraîchi)
  • Buvez de l’eau (sans attendre d’avoir soif)
  • Mangez frais, équilibré et en quantité suffisante
  • Evitez l’alcool
  • Fermez les volets et fenêtres le jour, aérez la nuit
  • Proscrivez tout effort physique (sport, jardinage, bricolage), pendant les heures les plus chaudes
  • Reportez ce qui est possible aux heures fraiches
  • Mouillez vos vêtements (t‑shirt casquette) avant de les enfiler, laissez-les sécher sur la peau et renouvelez le procédé.
  • Humidifiez-vous régulièrement le corps, si l’on est obligé de travailler en extérieur ou dans des locaux non climatisés/mal isolés de la chaleur.
  • Prenez des nouvelles de vos proches et des plus fragiles
  • En cas de malaise, appelez le 15

Canicule et sport : Les bons réflexes à adopter

Ne pas démarrer ni reprendre une activité physique ou sportive en cas de vague de chaleur si...

  • Vous n’êtes pas entraîné(e)
  • Votre condition physique n’est pas bonne (peu entrainé(e), épisode viral en cours (ex : rhume, bronchite), etc.) ;
  • Vous êtes atteint(e) de maladie chronique, même si celle-ci est bien contrôlée, prenez conseil auprès de votre médecin. Ne débutez pas d’activité physique en période de fortes chaleurs, en particulier dans le cas d’atteintes cardiaques qui ne procurent aucun symptôme habituellement. 

Même si vous êtes entraîné(e) et en bonne condition physique, certaines précautions restent indispensables

  • Réduire les activités physiques et sportives et privilégier les activités douces
  • Éviter toute activité pratiquée au soleil ou aux heures les plus chaudes de la journée
  • S’adonner à son exercice physique à l’ombre et dans un endroit aéré
  • Porter des vêtements amples, aérés et clairs, un chapeau à large bord 
  • Se protéger la nuque
  • Porter des lunettes de soleil 
  • Éviter les coups de soleil (crème solaire haut indice de protection)
  • Les chaussures doivent permettre une bonne évacuation calorique avec un isolement au niveau de la semelle
  • S’humidifier régulièrement le visage et la nuque avec de l’eau
  • S’hydrater très régulièrement, avant d’avoir soif, avant, pendant et après l'exercice

Restez attentif aux signes d'alerte

Que vous soyez entrainé(e) ou non, il convient dans tous les cas de rester vigilant(e) vis-à-vis de soi et des autres sportifs qui vous entourent, et d’agir rapidement en cas de signaux d’alerte. Il convient donc de privilégier les activités douces en cas de vague de chaleur.  

Des gestes simples permettent d’éviter les accidents. Il faut se préparer AVANT les premiers signes de souffrance corporelle, même si ces signes paraissent insignifiants.

N'attendez pas les premiers effets des fortes chaleurs

 

  • Maux de tête
  • Crampes
  • Nausées

 

Protégez-vous

  • Restez au frais
  • Buvez de l'eau

 

En cas de malaise, appelez le 15

Pour plus d'informations : 0 800 06 66 66 (appel gratuit)*

meteo.fr / #canicule

*Canicule info service au 0 800 06 66 66, appel et service gratuits. Ouvert uniquement pendant les périodes de fortes chaleurs.

Quels sont les signes d'alerte chez les sportifs ?

Signes Ce que cela signifie Que faire immédiatement 
Crampes Activité physique inadaptée et début de déshydratation
  • Arrêter toute activité
  • Se reposer dans un endroit frais
  • Boire de l’eau
  • Consulter un médecin si les symptômes s’aggravent ou persistent plus d’une heure
Sensation de fatigue inhabituelle Epuisement lié à l’effort et à la transpiration
  • Arrêter toute activité
  • Se mettre dans un lieu frais
  • Boire de l’eau
  • Consulter un médecin si les symptômes s’aggravent ou persistent plus d’une heure
Forte rougeur, sensation de chaleur intense, maux de tête, nausées, troubles de la vue, sensations anormales (équilibre, jugement…)  Début de coup de chaleur d’exercice  
  • Faire arrêter toute activité à la personne et l’empêcher de la reprendre même si elle se sent un peu mieux 
  • Mettre la personne dans un lieu frais
  • L’asperger d’eau et ventiler  
  • Placer des sacs de glaçons sur les cuisses et les bras. Ou faire couler de l’eau froide sur son corps
  • Appeler le 15 si les symptômes s’aggravent ou persistent
Propos incohérents, perte de connaissance, convulsions Coup de chaleur d’exercice constitué
  • Faire arrêter toute activité à la personne et l’empêcher de la reprendre même si elle se sent un peu mieux  
  • Appeler le 15 
  • Mettre la personne dans un endroit frais
  • L’asperger d’eau et ventiler
  • Placer des sacs de glaçons sur les cuisses et les bras. Ou faire couler de l’eau froide sur son corps

Comprendre les vagues de chaleur

Le terme « vague de chaleur » est un terme générique qui désigne une période au cours de laquelle les températures peuvent entrainer un risque sanitaire pour la population.

Il recouvre les situations suivantes :

  • Un pic de chaleur désigne une exposition de courte durée (1 ou 2 jours) à une chaleur intense présentant un risque pour la santé humaine, pour les populations fragiles ou surexposées, notamment du fait de leurs conditions de travail ou de leur activité physique. Il peut être associé au niveau de vigilance météorologique jaune.
  • Un épisode persistant de chaleur survient lorsque les températures sont élevées durablement dans le temps (+3 jours), sans être caniculaires. Cela peut être le cas notamment de journées chaudes mais avec des températures qui redescendent bien la nuit. il peut être associé au niveau de vigilance météorologique jaune.
  • Une canicule désigne une période de chaleur intense et durable pour laquelle les indices biométéorologiques (c’est-à-dire les paramètres météorologiques et sanitaires permettant de calculer le niveau de chaleur) atteignent ou dépassent les seuils qui sont fixés par département (chaque département dispose de son propre seuil). Une canicule est susceptible de constituer un risque sanitaire pour l’ensemble de la population exposée, et ce d’autant plus lorsque d’éventuels facteurs aggravants s’y ajoutent (humidité, pollution, précocité de la chaleur etc.). Elle est associée au niveau de vigilance météorologique orange.
  • Une canicule extrême désigne une canicule exceptionnelle par sa durée, son intensité, son extension géographique, à fort impact sanitaire pour tout type de population ou qui pourrait entraîner l’apparition d’effets collatéraux, notamment en termes de continuité d’activité. Elle est associée au niveau de vigilance météorologique rouge.

Les risques sur votre santé peuvent survenir dès les premiers jours de chaleur.

Quels sont les risques pour la santé ?

Effets directs de la chaleur

La chaleur a un effet immédiat sur l’organisme, dès les premières augmentations de température : les impacts de la chaleur sur la santé ne se limitent pas aux phénomènes extrêmes. 

Lorsqu’il est exposé à la chaleur, le corps humain active des mécanismes de thermorégulation qui lui permettent de compenser l’augmentation de la température (transpiration, augmentation du débit sanguin au niveau de la peau par dilatation des vaisseaux cutanés, etc.). Il peut cependant arriver que ces mécanismes de thermorégulation soient débordés et que des pathologies liées à la chaleur se manifestent : insolation, crampes, déshydratation, coup de chaleur, voire décès.

Risque de noyades

En France, les noyades accidentelles sont responsables chaque année d’environ 1 000 décès, dont environ 400 pendant l’été. Les enquêtes épidémiologiques montrent que le nombre quotidien de noyades accidentelles suivies ou non d’un décès, augmente pendant les périodes de fortes chaleurs.

La dernière enquête, menée à l’été 2021, a recensé 1 480 noyades accidentelles dont 27 % suivies de décès. Un nouveau dispositif de surveillance épidémiologique a été mis en place à partir de l’été 2023 : auparavant triennale, la surveillance évolue vers un suivi annuel avec l’objectif de produire des indicateurs de pilotage pour une prévention adaptée durant la saison estivale. Cette surveillance annuelle des noyades accidentelles durant l’été est basée sur l’analyse des passages aux urgences à partir d’Oscour® (Organisation de la surveillance coordonnée des urgences) et des données de noyades suivies de décès sur le lieu de noyade collectées par le Snosan (Système national d’observation de la sécurité des activités nautiques).

Des messages de prévention spécifiques visant la prévention des noyades en cas de fortes chaleurs sont diffusés chaque été ; ils incluent notamment le rappel des bons gestes permettant d’éviter le risque de choc thermiques lors des baignades

Augmentation des maladies respiratoires ou cardio-vasculaires liées à la pollution atmosphérique, dont l’ozone et les particules fines

En milieu urbain notamment, et en particulier lors des journées chaudes et ensoleillées lorsque les conditions de dispersion ne sont pas favorables, l’élévation des températures favorise la production d’ozone troposphérique. De manière plus large sur le territoire, les incendies de forêt, dont la fréquence d’observation augmente au fil des saisons estivales, sont de forts contributeurs aux émissions de particules fines exposant la population. Des études menées dans 18 villes françaises ont montré que le risque de décès associé à l’ozone et aux particules fines était plus important les jours chauds.

Il y a ainsi une synergie entre les effets négatifs des polluants et la température. D’après un rapport du du Haut Conseil de la santé publique (HCSP), il est recommandé d’éviter les sorties en début d’après-midi entre 12h et 16h en cas d’épisode de pollution à l’ozone.

Baignade : comment éviter les noyades

Les 5 réflexes essentiels

  • Je privilégie les zones de baignade surveillée.
  • Je ne me baigne pas dans les zones interdites à la baignade.
  • Avant la baignade, j’évite de m’exposer excessivement au soleil.
  • Je ne consomme pas d’alcool avant la baignade.
  • Je me mouille la tête, la nuque et le ventre en rentrant progressivement dans l’eau.

Signes d'alerte du choc thermique

Attention au choc thermique, vous pouvez perdre connaissance et vous noyer ! Signes d'alerte : crampes, frissons, troubles visuels ou auditifs, maux de tête, démangeaisons, sensation de malaise ou de fatigue intense

Comment réagir en cas de choc thermique ?

  • Faites des gestes de la main et demandez de l'aide.
  • Sortez de l'eau rapidement et réchauffez-vous.
  • Si les signes ne disparaissent pas rapidement, appeler les secours (n° d'appel d'urgence : 15 - 18 - 112)

Plus d’information, consultez Se baigner en toute sécurité - Prévention des noyades.

Vous trouverez également dans le guide ORSEC les fiches de recommandations dans le champ des activités physiques et sportives.

Questions fréquentes

Le site internet de Météo-France centralise l’ensemble des informations liées à la Vigilance canicule. Dans la mesure où la situation météorologique est évolutive, la Vigilance est actualisée au moins 2 fois par jour pour le risque canicule, à 6h le matin et à 16h l’après-midi. Consultez le site : https://vigilance.meteofrance.fr

Les cartes nationales de Vigilance :

Depuis 2021, Météo-France publie chaque jour une double carte de vigilance : l’une pour le jour même et l’autre pour le lendemain, afin d’anticiper le phénomène météorologique (jusqu’à 48h environ avant sa survenue). Sur ces cartes figure le niveau de Vigilance canicule maximal pour la journée considérée, c’est-à-dire le niveau de danger de l’évènement le plus élevé, suivant l’une des quatre couleurs de la Vigilance. Ces cartes peuvent être consultées par l’ensemble de la population sur le site internet de Météo-France.

Ces cartes sont accompagnées de logigrammes chronologiques permettant de connaitre les horaires de passage et de levée de Vigilance. Cela permet de pouvoir connaitre l’heure exacte de passage en Vigilance supérieure ou de redescente vers un niveau de Vigilance inférieur, et ce pour chaque journée présentée sur la double carte (carte d’aujourd’hui et/ou carte du lendemain).

Les bulletins de vigilance :

En Vigilance orange et rouge, des bulletins de suivi sont également accessibles à tout public sur le site https://vigilance.meteofrance.fr. Ils décrivent dans le détail la situation météorologique en cours : ils précisent l'évolution du phénomène prévu, son intensité et la zone géographique concernée.

Ils répondent notamment aux questions suivantes :

  • Quels sont les évènements passés comparables en termes de fréquence ou d'intensité ?
  • Quelles sont les conséquences ?

Vous pouvez retrouver l’ensemble de ces recommandations sur :

Votre santé peut être impactée dès lors que la température extérieure est plus élevée que la température habituelle dans votre région.

Le niveau de danger dépend également du niveau de vigilance météorologique :

  • La chaleur peut être dangereuse dès la vigilance jaune (pic de chaleur ou épisode persistant de chaleur), en particulier pour les personnes fragiles (personnes âgées, enfants en bas âge, femmes enceintes, personnes sous traitement médicamenteux, personnes en situation de handicap, etc.). Toutefois, lors de pics de chaleur ou d’épisodes persistant de chaleur de la saison, soit lors des premiers de la saison (si les organismes ne sont pas habitués) soit lors des derniers de la saison (si les organismes sont fatigués), l’ensemble de la population y compris en bonne santé peut ressentir les effets sanitaires d’une vague de chaleur associée au niveau de Vigilance jaune.
  • En cas de vigilance orange, les personnes fragiles sont particulièrement à risque, mais également les personnes surexposées (personnes sans abri, travailleurs surexposés à la chaleur, personnes résidant dans en habitat surexposé à la chaleur, sportifs notamment en plein air ou espaces climatisés, etc.).
  • En cas de vigilance rouge, c’est l’ensemble de la population qui est exposée, y compris les personnes jeunes et en bonne santé.

Plusieurs autres facteurs peuvent aggraver le danger :

  • Quand ce sont les premières chaleurs car le corps n'est pas habitué aux températures élevées.
  • Lorsque la chaleur dure plusieurs jours et est continue jour et nuit, car la chaleur fatigue l’organisme et qu’elle peut en outre perturber le sommeil.
  • La pollution de l’air, l’humidité (la sueur ne s’évapore pas) et l’absence de vent (la vapeur d’eau reste comme « collée » à la peau) aggravent les effets liés à la chaleur.
  • La chaleur peut aggraver des maladies préexistantes.
  • La prise de médicaments peut aggraver les effets de la chaleur : si vous prenez un médicament, déclarez immédiatement tout effet indésirable suspecté d’être dû à ce médicament auprès de votre Centre régional de pharmacovigilance ou sur signalement.social-sante.gouv.fr    

  1. Il faut appeler le médecin traitant de votre proche en difficulté dans la mesure du possible pour ce dernier, ou votre médecin traitant pour vous ou votre proche le cas échéant. 
  2. Si celui-ci n'est pas disponible, il faut tenter de joindre un autre cabinet médical proche de votre domicile (ou en consultant la carte des lieux de soins sur sante.fr : https://www.sante.fr/carte-des-lieux-de-soins
  3. Enfin, vous pouvez appeler le Service d’Accès aux soins (SAS) en composant le 15 sur votre téléphone. Une personne formée sera à votre écoute pour comprendre votre situation et orienter votre prise en charge si celle-ci s’avérait nécessaire (urgences ou médecine générale).

Le 115 est un numéro d’urgence gratuit, accessible 24h sur 24h et 7 jours sur 7.

Le 115 peut être joint par les personnes elles-mêmes ou par une institution ou par un particulier. 

Il s’adresse aux personnes et familles sans abri ou en situation de détresse. Il propose une première évaluation de leur situation médicale, psychique et sociale et les oriente selon leurs besoins. 

Il coordonne les dispositifs de veille sociale et peut orienter vers l’ensemble des dispositifs existants, en fonction des besoins des personnes. 

En période de vague de chaleur, il peut notamment : 

  • Diffuser les consignes sur les bons réflexes à adopter pendant les fortes chaleurs ; 
  • Orienter les personnes vers les accueils de jour ;
  • Demander l’intervention d’une équipe mobile sur le lieu de vie de la personne ;
  • Orienter vers les lieux d’hébergement ou de mise à l’abri ;
  • Orienter vers les bornes de distribution d’eau, les point d’eau potables, les îlots de fraicheur ou les lieux rafraîchit.

En cas de chaleur, tout exercice physique expose à un risque d’accident, potentiellement mortel : le coup de chaleur d’exercice.

Ce risque concerne tous les sportifs quel que soit leur niveau. Il est majoré pour les sujets n’ayant pas une bonne condition physique et à fortiori pour les sujets atteints de maladie chronique ou prenant certains médicaments susceptibles d’altérer l’adaptation de leur organisme à la chaleur. Il convient donc de privilégier les activités douces en cas de vague de chaleur.

En plus du coup de chaleur d’exercice, toute personne pratiquant une activité sportive en période de fortes chaleurs s’expose à l’ensemble des risques sanitaires directs liés à la chaleur, à savoir : le coup de chaleur, l’hyperthermie, l’hyponatrémie et/ou la déshydratation.

L’exercice physique, et donc la pratique sportive, entraine une augmentation de la dépense énergétique, une élévation de la température du corps qui ne peut être régulée que par l’évaporation de la sueur. 

Celle-ci entraîne à son tour une déshydratation, responsable de la baisse de la performance, déshydratation partiellement compensée par une consommation régulière d’eau. 

Toute élévation anormale de la température ambiante va entrainer une aggravation du phénomène de déshydratation.  

Par ailleurs, la régulation de la température corporelle sera rendue plus difficile, si ce n’est même impossible en ambiance humide ou si le sportif porte des vêtements empêchant l’évaporation de la sueur. Le corps ne pouvant plus stopper l’élévation de sa température grâce à l’évaporation de la sueur, apparaît alors le coup de chaleur.

Facteurs généraux :

  • Une humidité relative élevée et l’absence de vent : deux facteurs qui s’opposent à l’évaporation de la sueur ;  
  • Tout vêtement bloquant l’évaporation a le même effet qu’un environnement climatique défavorable. 

Facteurs personnels :

  • Surcharge pondérale ;
  • Défaut d’entraînement physique ;
  • Episode viral (rhume, bronchite) ;
  • Antécédents de fatigabilité ou de crampes pour des exercices d’intensité modéré ;
  • Myopathie infra-clinique (ensemble de maladies qui touchent les muscles) et plus généralement toute pathologie chronique : ces personnes doivent être spécialement surveillées et informées des risques.

En cas de vague de chaleur, il est recommandé de limiter les efforts physiques intenses et d’en parler avec votre sage-femme ou votre médecin, surtout à partir du 2e trimestre. Se baigner pour se rafraîchir est un moyen sûr de prendre soin de soi et de son bébé lorsqu’il fait chaud. Il faut simplement veiller à mettre de la crème solaire et porter un chapeau, ou trouver un endroit ombragé afin d’éviter les coups de soleil et réduire au maximum le risque de développer un mélasma (taches sombres/décolorées, le plus souvent sur le visage, affectant jusqu’à 50% des femmes enceintes). 

Faire une promenade en début ou en fin de journée, lorsque la température est moins élevée, est un bon moyen de rester actif. Si vous avez accès à un endroit plus frais, quelques étirements simples pendant la grossesse peuvent contribuer à faire circuler le sang, à donner de l’énergie et aider à mieux dormir. Il est primordial de s’hydrater en continu afin de lutter contre la fatigue et les risques liés la déshydratation.

Aux heures les plus chaudes les activités physiques sont réduites et les activités en intérieur rafraîchi doivent être privilégiées. Selon les conditions dans lesquelles se déroulent les activités sportives (en plein air, en intérieur, à l’abri du soleil etc.), il appartient aux directeurs d’école, chefs d’établissement et responsables d’accueil collectif de mineurs d’apprécier l’opportunité de maintenir ou d’adapter les activités ou de les annuler.

Localement le préfet pourra interdire des activités ou interrompre un accueil lorsqu’il existe un risque pour la santé ou la sécurité physique des mineurs accueillis.

Chez le cycliste :

La chaleur peut entraîner une fatigue plus rapide et une baisse de vigilance. Cette diminution de l’attention augmente les risques lors des déplacements, notamment en ville. Même si l’on sent de l’air en roulant, les arrêts fréquents (feux, carrefours) peuvent rendre la chaleur particulièrement difficile à supporter.

Sur le vélo :

La chaleur agit aussi sur l’équipement :

  • elle augmente la pression des pneus, avec un risque plus élevé de crevaison ;
  • elle peut endommager la batterie des vélos à assistance électrique (VAE), sensible aux températures élevées.

Se déplacer à vélo au quotidien, c’est pratique et bon pour la forme : on oublie les horaires des transports en commun, on choisit son itinéraire, on évite les bouchons, et on profite d’un moment d’activité physique dans sa journée !

Mais quand il fait chaud, comme en été, cela peut avoir un impact sur le cycliste comme sur le vélo. Adopter les bons réflexes permet de continuer à pédaler dans de bonnes conditions, avec plus de confort, de sécurité et de bien-être. 

Préparer son vélo avant ou dès que les températures augmentent :

  • Équipez votre vélo de sacoche, panier ou porte-bagages pour transporter vos affaires. Le sac à dos favorise la transpiration.
  • Vérifiez régulièrement la pression des pneus. En période de fortes chaleurs, il est conseillé de les gonfler légèrement en dessous de la pression recommandée.
  • Lubrifiez plus souvent la chaîne et les parties mobiles : la chaleur et la poussière assèchent les graisses et accélèrent leur usure.
  • Si vous transportez des enfants, équipez-vous d’un pare soleil adapté au siège enfant ou d’une toile si vous avez un vélo cargo.  

S’équiper avant de partir :

  • Portez des vêtements légers mais couvrants.
  • Choisissez des chaussures adaptées à la pratique du vélo (pas de tongs, ni pieds nus).
  • Prenez des lunettes de soleil.
  • Munissez-vous d’une gourde remplie d’eau pour rester bien hydraté.
  • Prévoyez, si besoin, un brumisateur rechargeable.
  • Privilégiez un casque bien aéré ou placez un linge légèrement humidifié sous le casque lors des fortes chaleurs.

Adapter son trajet pour mieux supporter la chaleur :

  • Repérez à l’avance les itinéraires les plus agréables en été : parcours ombragés, rues moins exposées, itinéraires « fraîcheur » proposés par certaines villes. Chaque minute à l’ombre est bonne à prendre pour que le trajet soit plus confortable ! 
  • Si possible, choisissez un itinéraire peu fréquenté par les véhicules motorisés (voitures, motos, camions...). À vélo, on est plus exposé aux polluants qu’ils émettent, et il y en a encore plus quand il fait chaud. 
  • Si vous le pouvez, privilégiez les trajets tôt le matin et évitez les heures les plus chaudes. En ville, et surtout dans les zones les plus habitées (appelées « îlots de chaleur »), la température ne baisse que dans la nuit.

  • Modérez votre allure : ce n’est pas le moment de chercher la performance.
  • Faites régulièrement des pauses pour boire de l’eau et vous rafraîchir avec un brumisateur.
  • Si vous transportez un enfant, habillez-le légèrement et utilisez un casque aéré ou un linge humide sous le casque, limitez son exposition au soleil au maximum (pare soleil, itinéraire à l’ombre…), proposez-lui souvent à boire et veillez à le rafraîchir avec un brumisateur rechargeable.
  • Avec un vélo à assistance électrique (VAE), n’hésitez pas à utiliser davantage l’assistance quand les températures augmentent : elle permet de limiter l’effort et de rendre le trajet bien plus agréable !
  • Une fois arrivé(e) à destination, privilégiez un endroit à l’ombre pour garer votre vélo. 

Si vous ressentez des crampes, des vertiges ou une fatigue inhabituelle, arrêtez-vous.

Mettez-vous dans un endroit frais à proximité (magasins, bibliothèques municipales, parcs, bureaux de poste…), hydratez-vous et reposez-vous.

Si les symptômes persistent ou s’aggravent, demandez de l’aide ou appelez le 15.

Si vous voyez une personne présentant ces signes, proposez-lui de s’arrêter et si elle fait un malaise, appelez immédiatement le 15.

Quand boire ?
  • Avant l'exercice : 200 à 300 ml (deux verres) toutes les 30 minutes
  • Pendant et après l’exercice : toutes les 15 à 20 minutes
Que boire ?

Pendant l'exercice : boisson de l'effort

  • Pas d'eau pure au-delà de 2 à 3 litres qui pourrait induire une diminution de la concentration de sodium dans le sang,
  • L’assimilation d'eau (vidange gastrique) est favorisée par des solutions contenant en même temps :

    - des sucres :

  • en ambiance normale : 30 à 80 g/l de sucres et plus
  • en ambiance chaude : au moins 20 à 50 g/l de sucres (par exemple jus de fruit dilué 2 à 5 fois),

    - du sodium : 400 à 600 mg/l, soit 1 à 1,5 g de sel par litre de boisson (à des proportions supérieures la boisson a un goût saumâtre).

Après l'effort : boisson de récupération

  • A l'arrêt de l'exercice, compenser largement (1,5 fois) le déficit hydrique créé. Le contrôle du poids sur la balance permet d'estimer le volume d'eau perdu.
  • L’addition de sel est conseillée ; celle d'un glucide à cette solution permet en outre la recharge des stocks de glycogène consommés,
  • On ajoutera à l'eau du sel et des sucres pour atteindre une teneur de 1,5 g/l de sel et 50 g/l environ de sucres. On peut aussi utiliser une solution préparée que l’on trouve dans le commerce.

NB : Attention à la composition des boissons si vous êtes soumis à un régime appauvri ou sans sel ou régulé en sucres ; l’avis d’un médecin est indispensable.

Affiche prévention canicule pour les organisateurs d'événements sportifs

VAGUE DE CHALEUR : JE ME PREPARE ET J'AGIS

ORGANISATEURS DE MANIFESTATION SPORTIVES

 

Je me prépare

Je prévois les aménagements suivants :

  • Décaler l'épreuve aux heures les moins chaudes
  • Adapter les conditions de pratique : lieu, règles, parcours...
  • Renforcer les effectifs de l'équipe d'organisation
  • J'informe l'équipe d'organisation des mesures de prévention à prendre et des signes d'alerte à connaître (coup de chaleur, déshydratation...)
  • Je vérifie les moyens de rafraîchissement et de ventilation des équipements
  • Je renforce le dispositif de secours
  • Je vérifie les réserves d'eau potable

 

J'agis

  • Je mets en oeuvre les aménagements ou je reporte l'épreuve, ou j'annule l'épreuve
  • Je diffuse les recommandations de prévention au public et aux participants
  • Je donne de l'eau régulièrement et propose des lieux de rafraîchissement (zones d'ombres, locaux rafraîchis...)
  • Je fais remonter tout événement anormal au préfet de département

 

J'améliore 

A l'issue de l'événement, j'évalue et j'analyse l'organisation du dispositif afin d'y apporter des améliorations.

 

Pour plus d'informations : 

solidarités-sante.gouv.fr / preventionbtp.fr / inrs.fr

 

Consultez les recommandations du ministère du Travail et téléchargez le kit de communication :

travail-emploi.gouv.fr

Retrouvez également les recommandations du docteur Krzentowski, médecin du sport

Publications des autres ministères et organismes publics